La Revue de l’Ordre des Médecins de la Gironde

Un lien entre des professionnels dispersés.
Dès qu’ils démarrent leur activité, Les médecins reçoivent régulièrement la lettre ou la revue de l’ordre des médecins de leur département. C’est un lien important avec les questionnements de leurs confrères, les évolutions de leur profession… Encore faut-il qu’elle donne envie d’être lue. En Gironde, elle est trimestrielle et tire à 9200 exemplaires. En 2015, l’équipe éditoriale a changé, et a souhaité retravailler en profondeur l’identité de la revue.

Prendre le contrepied des publications scientifiques.
L’objectif des rédacteurs était de s’éloigner du schéma de « lettre d’information professionnelle »  égrenant brèves de colloques, résultats d’études et nouveautés pharmaceutiques, pour en faire une véritable revue, proposant une lecture attentive, donnant pleinement matière à réflexion. J’ai été consulté pour imaginer de toutes pièces la nouvelle maquette et proposer au fil des numéros une évolution graduelle vers ce nouvel horizon radical.
Un bel objet qui donne matière à penser.
J’ai abordé cette problématique avec l’envie de montrer aux médecins de la considération, de m’adresser à eux comme à des gens curieux, cultivés : la revue allait devenir un bel objet, vecteur de sens, à la hauteur des vues du contenu. Loin des « encadrés pratiques », dataviz d’éprouvettes ou chiffre du moi, ici on véhicule le plaisir de lire, d’échanger avec ses pairs. À chaque numéro j’aime jouer l’abstraction, jouer sur la présence/l’absence d’images, dynamiser la lecture la taille des textes, des brèves, pour donner peu à peu à la revue des allures de revue littéraire.
Dynamiser la lecture en jouant des typographies.
Les choix typographiques étaient décisifs dans cette métamorphose : les typographies sélectionnées sont nombreuses, pour donner de la vie au texte en compensant l’absence des encadrés et illustrations caractéristiques des revues scientifiques. J’ai choisi pour le texte quatre familles de New Baskerville, très proches de Garamond - une typographie reconnue dans la presse pour sa grande qualité de lecture – ainsi que quatre typographies contemporaines, provenant des fonderies Grilli Type et Production Type, une fonderie française. J’étais très heureux le jour où l’on m’a dit « maintenant, ils la lisent ». Et ça continue…

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